• Au fur et à mesure des mes investigations sur Internet et Pinterest, je suis tombée sur des articles et des sites proposant un enseignement différents des Mathématiques, et notamment du Calcul mental. Il s'agit des bavardages mathématiques ou "Number talks" en anglais.

    Après avoir regardé plusieurs vidéos et surfé sur les blogs de plusieurs enseignants, je me suis rendue compte que ce mode de fonctionnement correspondait tout à fait à mes envies en terme d'apprentissage des stratégies de calcul et pourrait parfaitement s'inclure dans l'esprit de la classe flexible : laisser une place centrale (même prépondérante) aux élèves, les rendre complètement acteurs de leurs apprentissages et faire du sens dans chaque nouvelle notion abordée !! 

     

    La premier site sur lequel je me suis beaucoup attardée est celui de "TA @ l'école". Voici un court descriptif qui vous en dira plus. Il regroupe des articles et des vidéos sur de nombreux sujets (les Mathématiques, la Lecture, etc.).

    Les bavardages mathématiques ou "Number talks"

    TA@l’école est un projet de la Learning Disabilities Association of Ontario (LDAO). Le projet comprend le site Web TA@l’école ainsi que le Colloque des professionnels de l’enseignement. TA@l’école est destinée aux professionnels de l'enseignement de l’Ontario qui travaillent auprès des élèves ayant des troubles d’apprentissage (TA) pour les appuyer à adapter efficacement leur approche d’enseignement.

    Le site Web de TA@l’école met à la disposition des professionnels de l’enseignement des ressources en divers formats, offrant des stratégies, des approches et des pratiques factuelles, fondées sur des données probantes et éclairées par la pratique qui se prêtent à une application efficace en classe.  

     

    Voici d'autres vidéos permettant de mieux comprendre comment s'organise ce genre de fonctionnement dans une classe (vidéos en anglais non sous-titrées).

    • Vidéo 1 : Sherry Parrish - Number talks : Building Numerical Reasoning (Je suis devenue une grande fan de cette dame !!)
    • Vidéo 2 : Number talks sessions. En suivant les différentes vidéos proposées dans les listes de lecture sur YouTube, vous en trouverez encore beaucoup d'autres ! 

              

     

     

    En continuant mes recherches à ce sujet, j'ai trouvé qu'il existait des ouvrages (complètement en anglais à nouveau ... désolé pour ceux qui ne maîtrisent pas la langue de Shakespeare mais ils n'existent pas encore en français ...). 

    • Le 1er livre a été écrit par Sherry Parrish (que vous avez vu dans la 1ère vidéo). Après l'avoir feuilleté en ligne, il me semble plutôt conséquent et complet. J'hésite encore à l'acheter (car son prix est assez conséquent).
    • Les 2 livres suivants s'inspirent fortement du 1er et ont été écrit par Nancy Hughes. La partie explicative en anglais est assez simple et le reste du livre constitue des exemples de situations mathématiques à mettre en place dans une classe (pas besoin d'être bilingue !! ouff). Ils regroupent chacun plusieurs niveaux de classe : Kindergarten/1st and 2nd Grade (maternelle/CP/CE1) puis 3rd, 4th, 5th Grade (CE2/CM1/CM2).

     Les bavardages mathématiques ou "Number talks"      Les bavardages mathématiques ou "Number talks"     Les bavardages mathématiques ou "Number talks"

     

    J'ai commandé les deux livres de Nancy Hughes car je vais avoir des CE1 l'année prochaine et, ne connaissant pas encore leur niveau exact, j'ai préféré prendre les deux dans le cas où certains pourraient être capables de résoudre des problèmes de niveau CE2 (bonjour la gestion de l'hétérogénéité !). Et puis, j'ai été aussi curieuse de voir ce qu'ils proposaient comme situations problèmes pour des élèves plus grands (cela pourra peut-être intéresser mes futurs collègues de cycle 3). 

     

    Comme vous vous doutez sûrement, toutes ces recherches m'ont pris énormément de temps et j'ai donc décidé de regrouper tout cela dans un document PDF afin que vous puissiez aussi en profiter. La grande majorité des ressources (pour ne pas dire l'ensemble) sont en anglais, je vous propose donc ici une traduction en français de tout ce que j'ai pu trouvé à ce sujet. :) 

    Vous y trouverez notamment : 

    1.  Une définition et les objectifs.
    2.  Les étapes de la résolution de problèmes (avec des affichages avec de les mettre en valeur au tableau).
    3.  Les signes utilisés lors des séances pour communiquer et faire part de l'avancée de sa réflexion (avec des affichages avec de les mettre en valeur au tableau).  
    4.  Le rôle de l'enseignant
    5.  Le rôle de l'élève (avec des affichages contenant les questions et les propositions que les élèves pourront utilsier pour faire part des leurs stratégies et/ou donner leur avis sur les solutions des autres).  
    6.  La mise en pratique de l'enseignement des bavardages mathématiques en classe. 

     

    Les bavardages mathématiques ou "Number talks"

    Télécharger « Number talks _ présentation.pdf »

     

    Vous l'avez compris, je cherche une autre façon d'aborder les Mathématiques en classe, et notamment le Calcul mental et la Résolution de problèmes. Dans cette idée, j'ai également découvert il y a quelques temps le site "M@ths en-vie" qui propose de travailler les problèmes mathématiques autrement … ce qui rappelle aussi la Méthode Heuristique de Mathématiques. 

    Les bavardages mathématiques ou "Number talks"

     

     

    A partir de la rentrée 2019, un réseau social sera également proposé, via Twitter, afin de pouvoir partager et échanger entre nos classes. 

    Les bavardages mathématiques ou "Number talks"

     

    Bien évidemment, lorsque j'aurai mis tout cela en pratique dans ma classe, je vous ferai un retour !! :) D'autres documents de travail viendront sûrement s'ajouter à cet article (description plus détaillée d'une séance, situations problématiques que je proposerai en classe, etc.). 

    En attendant, je vous souhaite une bonne lecture … et à très vite ! :)

           

     


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    POURQUOI UN PHOTOBOOTH ?

    Le premier jour de classe est un événement très important. De nombreux enseignants en profitent pour prendre des photos de leurs élèves afin d'en garder une trace, parfois sous forme de ce qu'on appelle un PHOTOBOOTH. En jetant un œil sur Pinterest, vous pourrez trouver tout un tas d'exemples très inspirants.

    Un "photobooth" annuel en lien avec le cahier de vie de la classe   Un "photobooth" annuel en lien avec le cahier de vie de la classe   Un "photobooth" annuel en lien avec le cahier de vie de la classe

     

    J'avais aussi très envie de valoriser ce 1er jour d'école en ressortant mon matériel de scrapbooking et en créant moi-même un de ces "cadres photo". Néanmoins, ce qui me gêne dans ce genre de bricolage c'est que, une fois utilisé pour le jour de la rentrée, il est souvent mis au placard pour n'être sorti que l'année suivante ...

    J'avais vraiment envie de lui donner une seconde vie et de le rendre utile tout au long de l'année. C'est là qu'une idée m'est venue : lier ce photobooth à un autre outil que je compte mettre en place dès le mois de Septembre, le cahier de vie de la classe. (cliquer sur l'image pour accéder à l'article)

    Le cahier de vie au CE1 : un outil de valorisation de l'écrit et de communication avec les parents  

    L'idée ici est donc de créer un cadre réutilisable et modifiable en fonction de la période de l'année et des événements marquants de la vie de la classe.

     

     

    A QUOI RESSEMBLE CE PHOTOBOOTH ?

    Au départ, j'ai créé un cadre tout simple à partir d'une grande feuille cartonnée de dimensions 65x50 cm. J'y ai laissé une bordure de 8 cm d'épaisseur. Pour évider la feuille, je vous conseille de tracer les contours au crayon de papier puis d'utiliser une règle et un cutter. Attention, le découpage doit être fait sur le côté que vous comptez utiliser et mettre en avant car, de l'autre côté, des morceaux de carton risquent de s'enlever.

    Un "photobooth" annuel en lien avec le cahier de vie de la classe

     

    Une fois la trame de base créée, il faut trouver les décorations qui seront utilisées pour les différents événements. J'ai choisi deux thèmes :

    • les cadres entiers et décorés : Il s'agit de rechercher et de créer entièrement (pourquoi pas en classe, pendant les temps d'autonomie) le photobooth. Dans ce cas, tous les éléments choisis sont collés sur un cadre de couleur (feuille CANSON découpée aux mêmes dimensions que le cadre cartonné). Avant de prendre les photos, le cadre coloré et décoré sera fixé (avec de la Patafix ou des scratchs) sur le cadre cartonné. L'intérêt est donc de pouvoir changer le cadre décoré aussi souvent que désiré (pour un moindre coût car les feuilles de CANSON sont beaucoup moins chères que les cartonnées). 

    Attention :

    • L'ensemble des petits dessins collés n'ont pas été plastifiés car cela risquerait de briller beaucoup trop lors de la prise des photos.
    • Concernant les crayons de couleur dans lesquels les élèves écriront leur prénom, ils ne sont pas collés mais seront fixés à l'aide d'un moyen plus éphémère afin de permettre à tous de placer leur prénom sur le cadre.

     Un "photobooth" annuel en lien avec le cahier de vie de la classe   Un "photobooth" annuel en lien avec le cahier de vie de la classe

     

    Télécharger « Photobooth _ rentrée.pdf »

     

    • les décorations à organiser soi-même : Il est aussi possible de travailler directement sur le cadre cartonné blanc. Ici, il suffira alors de choisir des illustrations sur un thème choisi (les anniversaires par exemple), de les découper et de les stocker dans une pochette ou une enveloppe. Ainsi, les élèves peuvent créer eux-mêmes leur photobooth personnalisé avant d'être pris en photo.

     Un "photobooth" annuel en lien avec le cahier de vie de la classe

     

    Télécharger « Photobooth _ anniversaire.pdf »

     

    Voici aussi les étiquettes (toujours non plastifiées) qui permettront de marquer la date des événements pris en photo.

    Un "photobooth" annuel en lien avec le cahier de vie de la classe

    Télécharger « Photobooth _ date.pptx »

     

     

    L'ensemble des photos prises pourront être utilisées pour :

    • décorer la classe et valoriser un événement ;
    • marquer les porte-manteaux ;
    • illustrer un écrit produit dans le cahier de vie ;
    • partager des moments avec les parents via un outil de communication (comme Klassroom ou tout autre ENT). 

     

    N'hésitez pas à m'envoyer des photos de vos réalisations afin de créer ici une sorte de petite galerie qui pourrait inspirer d'autres collègues !

    #seulonvaplusviteensembleonvaplusloin :) 

     


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  • On entend souvent parler des cahiers de vie en maternelle. Souvent, chaque élève en possède un et l'enseignante y colle les comptines étudiées, les événements ayant eu lieu au sein de l'école (anniversaires, projets) ou en dehors (sorties scolaires, visites), etc. Bref, tous ces petits (ou grands moments) de vie permettront par la suite de créer du lien avec les parents mais également de valoriser et d'enrichir des domaines scolaires comme, par exemple, le langage oral.

     

    Je n'en ai jamais réalisé moi-même car j'ai presque toujours eu des élèves de cycle 2 et l'idée de créer un cahier de vie avec des élèves de cet âge ne m'était pas apparu évident. Cela fait néanmoins quelques années que cette idée est dans un coin de ma tête, sans toutefois y trouver suffisamment de poids pour s'imposer dans les projets que je menais au sein de mes différentes classes jusque là ...

    Mais tout cela est bel et bien du passé car, après avoir discuté avec certain.e.s d'entre vous sur Instagram afin de trouver une nouvelle utilité à mon vieux Teacher planner (acheté sur le site La fabrik à scrap), j'ai décidé d'en faire un CAHIER DE VIE COLLECTIF pour mes futurs CE1.  yes

    Le cahier de vie au CE1 : un outil de valorisation de l'écrit et de communication avec les parents

     

     

    POURQUOI UN CAHIER DE VIE AU CE1 ? QUELS OBJECTIFS ?

    Comme une image vaut souvent mieux qu'un grand discours, je vous présente les objectifs et les compétences que je compte développer grâce à ce nouvel outil de classe. Vous trouverez dans ce document un descriptif assez simple des COMPETENCES FONDAMENTALES qui seront développées grâce à ce projet, mais aussi des COMPETENCES PSYCHOSOCIALES qui sont notamment décrites dans le livre de Laure Reynaud paru aux Editions RETZ

    Le cahier de vie au CE1 : un outil de valorisation de l'écrit et de communication avec les parents  Le cahier de vie au CE1 : un outil de valorisation de l'écrit et de communication avec les parents

    Télécharger « Projet CAHIER DE VIE 2019-2020.pdf »

     

     

    LE CONTENU 

    Pour l'instant, ce cahier de vie est presque complètement vide (je posterai de nouvelles photos lorsque les élèves se seront chargés de le remplir). Je vais tout de même vous présenter les quelques modifications apportées afin qu'il puisse être utilisé en classe, de manière la plus autonome possible

    L'avantage de ce "Teacher planner" est qu'il contient déjà des intercalaires avec les différents mois de l'année. Les productions des élèves seront donc classées dans l'ordre chronologique en fonction de la date de l'événement mis en valeur. 

     

    • Sur chaque intercalaire mensuel, j'ai simplement collé une feuille qui cache l'ancien calendrier que j'utilisais pour noter mes rendez-vous. Sur cette feuille, les élèves pourront noter la date et le titre de l'événement, ainsi que le.s nom.s des personnes responsables de la page créée

    Le cahier de vie au CE1 : un outil de valorisation de l'écrit et de communication avec les parents   Le cahier de vie au CE1 : un outil de valorisation de l'écrit et de communication avec les parents

     

     

    • Pour renforcer le lien avec les parents, j'ai également rédigé un texte explicatif (comme dans chacun de mes cahiers d'ailleurs) afin qu'ils puissent comprendre l'objectif et l'intérêt de ce travail. 
    • Un planning a été ajouté afin que les élèves puissent s'inscrire et emmener ce cahier chez eux. Chaque élève aura alors 2-3 jours afin de présenter le travail réalisé en classe à leurs familles. 
    • Enfin, j'ai créé une page vierge aux dimensions du planner pour pouvoir imprimer si besoin des feuilles blanches si des élèves souhaitent en utiliser pour leurs productions. Les élèves pourront également utiliser l'ancien intercalaire du mois d'août auquel j'ai juste enlevé l'onglet. Cela leur permet donc d'avoir un modèle pour créer d'autres pages

     

    Le cahier de vie au CE1 : un outil de valorisation de l'écrit et de communication avec les parents   Le cahier de vie au CE1 : un outil de valorisation de l'écrit et de communication avec les parents

    Télécharger « Cahier de vie _ trame pages.pptx »

     

     

    PAR OU COMMENCER ?

    Pour commencer ce cahier de vie, j'ai eu envie de créer la première page afin de montrer aux élèves ce qui est possible de faire mais aussi, il faut l'avouer, pour mon propre plaisir car le SCRAPBOOKING est une activité que j'aime beaucoup ! 

    Voilà ce que va donner la première page. Il manque encore la photo, le texte explicatif et quelques décorations supplémentaires. J'ajouterai une photo afin de vous montrer le rendu final.

    Le cahier de vie au CE1 : un outil de valorisation de l'écrit et de communication avec les parents

     

    Concrètement en classe, je vais donc commencer par leur présenter le projet et le cahier et leur expliquer les raisons pour lesquelles j'aimerais qu'on le complète ensemble. 

    Les premières pages seront réalisées de manière collective, pourquoi pas en petits groupes afin de s'assurer que tous ont bien compris les étapes et l'investissement que demande ce genre de travail. 

     

    Par la suite, les élèves désirant partager un souvenir avec leurs camardes, moi-même et leurs parents pourront inscrire ce projet dans leur plan de travail

    • Les photos pourront être des clichés pris avec mon téléphone ou avec celui de la classe et imprimés aux dimensions souhaitées. Plus tard, on peut ici imaginer former les élèves au montage photo pour créer des présentations encore plus originales (pourquoi pas demander de l'aide à un parent, à un autre enseignant ou même à un élève d'une classe supérieure).
    •  Les textes seront d'abord rédigés et corrigés dans le cahier d'écrivain avant d'être tapés à l'ordinateur ou recopiés sur une feuille de leur choix (à carreaux, libre ou autre). 
    • Les élèves auront à leur disposition tout un choix de feuilles colorées pour construire et décorer leur page comme ils le souhaitent. 

     

     

     

    ET APRES ?

    Etant donné que ce cahier est un outil collaboratif et donc commun à toute la classe, je numériserai régulièrement les pages réalisées afin de les stocker dans un dossier. A la fin de l'année, cela pourra être l'occasion de créer un livre numérique en y ajoutant les voix des élèves lisant leurs productions ! Bref, les utilisation pendant et après sont vraiment nombreuses !!

    Et puis, cela me fera aussi un très beau souvenir de cette année qui va bientôt commencer … :) 

     


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  • Des groupes de besoin : pourquoi ?

    Que ce soit dans un cours simple (CE1) ou en cours double (CE1-CE2), j'essaye depuis quelques années de travailler au maximum selon les besoins de chaque élève. En effet, comme dans de nombreuses classes, les niveaux peuvent être très hétérogènes. Même en ayant un cours simple, il est rare de pouvoir proposer exactement le même travail à tous les élèves d'une même classe d'âge (puisque c'est ainsi que les élèves sont répartis en France). 

    Le problème de cette organisation est qu'elle va demander à l'enseignant, qui souhaite proposer du travail adapté à chacun, un gros travail de différenciation … Et même après des années d'enseignement, ce n'est pas toujours simple ...

     

    Depuis mon passage en ULIS école, ma vision de la difficulté scolaire a énormément changé (ces années ont été tellement formatrices, tous les jeunes enseignants devraient d'ailleurs au moins y faire un stage pour se rendre compte de la richesse de ces classes) et je travaille dans de plus en plus de domaines en fonction du niveau réel de mes élèves et non plus en fonction de ce qui est attendu d'eux selon une classe d'âge.

    Au sein de la classe, j'ai donc choisi de "mélanger" tous mes élèves et de les répartir en deux ou trois groupes de besoin. Il s'agit souvent de groupes de niveaux CE1 (pour le groupe A) et CE2 (pour le groupe B). Ces groupes seront différents pour chaque domaine enseigné.

     

    Des groupes de besoin : comment ?

    En début d'année, je réalise, comme de nombreux collègues, des "évaluations" qui prennent la forme de quelques exercices. J'utilise également les premières observations en classe pour affiner le portrait que je me fais de chaque élève. 

    Tout au long de l'année, il ne faut pas hésiter à utiliser tous les exercices, toutes les évaluations et les observations directes pour constituer ces groupes et les modifier si besoin au cours de l'année. Pour ma part, je réalise une "mise à jour" à chaque fin de période

    En ce qui concerne la constitution des groupes, j'essaye de répartir les élèves de manière équitable : sur une classe de 24 élèves, cela peut se traduire par une répartition en deux groupes de "12/12, 13/11 voire 14/10" ou en 3 groupes de "8/8/8 ou 12/6+6"

    Pour que toutes ces répartitions soient claires pour les élèves (et que je puisse me souvenir de tout), j'ai créé des tableaux de répartition des élèves en fonction des domaines travaillés

    Les groupes de besoin 

    Une version A4 est affichée sur un mur de la classe et une version réduite est scotchée sur la table qui me sert de "bureau". En cas de doute, je peux donc facilement et rapidement le consulter (même si je demande en 1er lieu aux élèves concernés de vérifier à l'aide du tableau affiché en classe). 

    Les groupes de besoin   Les groupes de besoin

     

    Des groupes de besoin : par où commencer ?

    L'idée n'est pas de créer des groupes pour tout, tout de suite, au risque de se perdre dans les apprentissages et de ne pas proposer un enseignement efficace. Le conseil que je peux donner ici est d'y aller petit à petit (comme pour la classe flexible en fait ... ). Voici une description des domaines dans lesquels j'ai mis en place des groupes de besoin, dans l'ordre chronologique. En effet, certains de ces groupes existent depuis le début de l'année et d'autres ont à peine quelques semaines ! 

     

    • La Lecture et la Production écrite : Les domaines pour lesquels il est le plus facile (mais aussi le plus utile) de constituer des groupes de niveau sont la Lecture et la Production écrite. En effet, ce sont souvent des apprentissages dans lesquels il existe une importante hétérogénéité. Je regroupe ces deux domaines ensemble pour constituer des groupes car, c'est le cas dans ma classe, les élèves apprenti lecteurs ont également d'importantes difficultés à produire des écrits de manière autonome (sans dictée à l'adulte par exemple)

     

    • Le Graphisme et la Copie : Ici aussi il est facile de créer des groupes en distinguant, par exemple, les élèves ayant besoin de retravailler les lettres minuscules, les lettres majuscules ou encore ceux qui peuvent travailler directement la copie de mots ou de phrases

     

    • L'Orthographe et les dictées : Les deux groupes constitués dans ce cas précis me permettent de distinguer les élèves capables de travailler autour des sons complexes et des lettres muettes de ceux ayant encore besoin de revoir les sons simples avec des mots de deux à trois syllabes maximum

     

    • La Géométrie et les Mesures : Petite nouveauté pour cette dernière période. J'ai décidé de créer aussi des groupes pour distinguer les élèves ayant encore des difficultés à réaliser des tracés précis ou à effectuer des calculs comprenant des mesures de longueurs, de masses ou encore de durées

     

     

    Des groupes de besoin : et le regard des élèves sur les autres ?

    On pourrait se demander si le fait de construire des groupes dans lesquels les niveaux de difficulté sont différents ne conduirait pas à une stigmatisation des élèves en difficulté.

    Cela peut malheureusement arriver … Il est donc important, et ce dès le début de l'année, de bien expliquer à tous les élèves les raisons pour lesquels ces groupes sont créés : permettre à tous de se sentir bien au sein de la classe, de pouvoir réaliser un travail à leur portée et qui leur permettra ensuite de progresser et d'atteindre le meilleur d'eux-mêmes

    De plus, cela permet de mélanger les CE1 et les CE2 (puisqu'ils sont régulièrement dans les mêmes groupes) et de multiplier les cas de figure. Ainsi, les élèves du groupe A en Lecture ne sont pas forcément les mêmes que ceux du groupe A en Géométrie. 

    Enfin, chaque élève peut ainsi mieux se rendre compte de ses points forts (qu'il peut alors utiliser pour aider ses camarades) et de ceux qui restent encore à travailler (et pour lesquels il pourra demander de l'aide et s'appuyer sur les élèves en réussite dans ce domaine). 

     

     

    Attention : L'objectif n'est pas de créer des groupes de besoin dans tous les domaines. Il est aussi intéressant de constituer des groupes hétérogènes afin de favoriser l'entraide et la coopération entre les élèves. Dans ma classe, c'est le cas lors des temps d'autonomie.

    Ainsi, lorsque je prends les élèves du groupe A en Lecture, les autres élèves réalisent alors des activités dans les centres d'autonomie dans d'autres domaines (et peuvent donc se retrouver avec des élèves n'étant pas dans le même groupe en Mesures par exemple). 


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  • Vous êtes de plus en plus nombreux à nous faire part de l'arrivée de notre livre dans vos chaumières. Nous espérons vraiment qu'il permettra de répondre à vos questions et/ou d'amorcer une réflexion afin de changer votre pratique de classe … 

    Néanmoins, afin de répondre aux éléments qui seraient encore en suspens, je vous propose cet article dans lequel j'essayerai de répondre au maximum de questions (à condition que cela n'ai pas encore été traité dans le livre)

     

    Alors, à vos questions … prêt … partez !!! 

    Enseigner en classe flexible - Foire aux questions

     

     


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