• Des groupes de besoin : pourquoi ?

    Que ce soit dans un cours simple (CE1) ou en cours double (CE1-CE2), j'essaye depuis quelques années de travailler au maximum selon les besoins de chaque élève. En effet, comme dans de nombreuses classes, les niveaux peuvent être très hétérogènes. Même en ayant un cours simple, il est rare de pouvoir proposer exactement le même travail à tous les élèves d'une même classe d'âge (puisque c'est ainsi que les élèves sont répartis en France). 

    Le problème de cette organisation est qu'elle va demander à l'enseignant, qui souhaite proposer du travail adapté à chacun, un gros travail de différenciation … Et même après des années d'enseignement, ce n'est pas toujours simple ...

     

    Depuis mon passage en ULIS école, ma vision de la difficulté scolaire a énormément changé (ces années ont été tellement formatrices, tous les jeunes enseignants devraient d'ailleurs au moins y faire un stage pour se rendre compte de la richesse de ces classes) et je travaille dans de plus en plus de domaines en fonction du niveau réel de mes élèves et non plus en fonction de ce qui est attendu d'eux selon une classe d'âge.

    Au sein de la classe, j'ai donc choisi de "mélanger" tous mes élèves et de les répartir en deux ou trois groupes de besoin. Il s'agit souvent de groupes de niveaux CE1 (pour le groupe A) et CE2 (pour le groupe B). Ces groupes seront différents pour chaque domaine enseigné.

     

    Des groupes de besoin : comment ?

    En début d'année, je réalise, comme de nombreux collègues, des "évaluations" qui prennent la forme de quelques exercices. J'utilise également les premières observations en classe pour affiner le portrait que je me fais de chaque élève. 

    Tout au long de l'année, il ne faut pas hésiter à utiliser tous les exercices, toutes les évaluations et les observations directes pour constituer ces groupes et les modifier si besoin au cours de l'année. Pour ma part, je réalise une "mise à jour" à chaque fin de période

    En ce qui concerne la constitution des groupes, j'essaye de répartir les élèves de manière équitable : sur une classe de 24 élèves, cela peut se traduire par une répartition en deux groupes de "12/12, 13/11 voire 14/10" ou en 3 groupes de "8/8/8 ou 12/6+6"

    Pour que toutes ces répartitions soient claires pour les élèves (et que je puisse me souvenir de tout), j'ai créé des tableaux de répartition des élèves en fonction des domaines travaillés

    Les groupes de besoin 

    Une version A4 est affichée sur un mur de la classe et une version réduite est scotchée sur la table qui me sert de "bureau". En cas de doute, je peux donc facilement et rapidement le consulter (même si je demande en 1er lieu aux élèves concernés de vérifier à l'aide du tableau affiché en classe). 

    Les groupes de besoin   Les groupes de besoin

     

    Des groupes de besoin : par où commencer ?

    L'idée n'est pas de créer des groupes pour tout, tout de suite, au risque de se perdre dans les apprentissages et de ne pas proposer un enseignement efficace. Le conseil que je peux donner ici est d'y aller petit à petit (comme pour la classe flexible en fait ... ). Voici une description des domaines dans lesquels j'ai mis en place des groupes de besoin, dans l'ordre chronologique. En effet, certains de ces groupes existent depuis le début de l'année et d'autres ont à peine quelques semaines ! 

     

    • La Lecture et la Production écrite : Les domaines pour lesquels il est le plus facile (mais aussi le plus utile) de constituer des groupes de niveau sont la Lecture et la Production écrite. En effet, ce sont souvent des apprentissages dans lesquels il existe une importante hétérogénéité. Je regroupe ces deux domaines ensemble pour constituer des groupes car, c'est le cas dans ma classe, les élèves apprenti lecteurs ont également d'importantes difficultés à produire des écrits de manière autonome (sans dictée à l'adulte par exemple)

     

    • Le Graphisme et la Copie : Ici aussi il est facile de créer des groupes en distinguant, par exemple, les élèves ayant besoin de retravailler les lettres minuscules, les lettres majuscules ou encore ceux qui peuvent travailler directement la copie de mots ou de phrases

     

    • L'Orthographe et les dictées : Les deux groupes constitués dans ce cas précis me permettent de distinguer les élèves capables de travailler autour des sons complexes et des lettres muettes de ceux ayant encore besoin de revoir les sons simples avec des mots de deux à trois syllabes maximum

     

    • La Géométrie et les Mesures : Petite nouveauté pour cette dernière période. J'ai décidé de créer aussi des groupes pour distinguer les élèves ayant encore des difficultés à réaliser des tracés précis ou à effectuer des calculs comprenant des mesures de longueurs, de masses ou encore de durées

     

     

    Des groupes de besoin : et le regard des élèves sur les autres ?

    On pourrait se demander si le fait de construire des groupes dans lesquels les niveaux de difficulté sont différents ne conduirait pas à une stigmatisation des élèves en difficulté.

    Cela peut malheureusement arriver … Il est donc important, et ce dès le début de l'année, de bien expliquer à tous les élèves les raisons pour lesquels ces groupes sont créés : permettre à tous de se sentir bien au sein de la classe, de pouvoir réaliser un travail à leur portée et qui leur permettra ensuite de progresser et d'atteindre le meilleur d'eux-mêmes

    De plus, cela permet de mélanger les CE1 et les CE2 (puisqu'ils sont régulièrement dans les mêmes groupes) et de multiplier les cas de figure. Ainsi, les élèves du groupe A en Lecture ne sont pas forcément les mêmes que ceux du groupe A en Géométrie. 

    Enfin, chaque élève peut ainsi mieux se rendre compte de ses points forts (qu'il peut alors utiliser pour aider ses camarades) et de ceux qui restent encore à travailler (et pour lesquels il pourra demander de l'aide et s'appuyer sur les élèves en réussite dans ce domaine). 

     

     

    Attention : L'objectif n'est pas de créer des groupes de besoin dans tous les domaines. Il est aussi intéressant de constituer des groupes hétérogènes afin de favoriser l'entraide et la coopération entre les élèves. Dans ma classe, c'est le cas lors des temps d'autonomie.

    Ainsi, lorsque je prends les élèves du groupe A en Lecture, les autres élèves réalisent alors des activités dans les centres d'autonomie dans d'autres domaines (et peuvent donc se retrouver avec des élèves n'étant pas dans le même groupe en Mesures par exemple). 


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  • Il s'agit du tout premier livre que j'ai lu sur le thème des centres d'autonomie et qui m'a fait découvrir Debbie Diller et l'ensemble de son organisation. Il a un certains coût : avec mes collègues, nous nous sommes donc partagées l'achat des ouvrages sur les centres de mathématiques, de littératie et du travail en petits groupes. 

    Ces ouvrages décrivent, pour chaque domaine d'apprentissage, des idées d'activités, de matériel à créer ou encore des astuces d'organisation

    Mes lectures 

    "Cette approche s’avère particulièrement efficace pour aider les élèves à devenir actifs dans leurs apprentissages et à développer, au moyen d’activités autonomes, leur compréhension théorique, leurs compétences et leur vocabulaire en mathématiques."

     Mes lectures 

    "Que font les autres élèves de votre classe pendant que vous travaillez avec un petit groupe ?
    Les centres de littératie propose une douzaine d'ateliers autonomes proposant diverses activités qui consolident ou élargissent les apprentissages en lecture, en écriture et en communication orale. "

     Mes lectures  

    Je viens tout juste de terminer cet ouvrage portant sur le travail en petits groupes, qui est donc parfaitement en adéquation avec ma volonté de changement (merci à ma chère collègue maitresse_lavers pour le prêt du livre kiss). Il explique le fonctionnement et l'intérêt du travail en petits groupes (chapitres 1 à 3) mais aussi son application dans les différents domaines de la lecture : 

    • la compréhension (chapitre 4)
    • la fluidité (chapitre 5)
    • la conscience phonologique (chapitre 6)
    • la correspondance graphème-phonème (chapitre 7)
    • le vocabulaire (chapitre 8)

     

    Les 3 premiers chapitres sont ceux qui donnent le plus d'informations sur l'enseignement par petits groupes. Ils traitent notamment de la place de l'enseignant dans les différentes situations de travail ; du lien entre le travail en grand et en petit groupe ou encore de la mise en place d'entretiens individuels avec les élèves. C'est ce dernier point qui m'a inspiré l'idée des créneaux "SOS maîtresse" dont je parle dans mon article sur l'emploi du temps. Ce qui m'a plu c'est qu'il donne également des astuces et des outils à mettre en place pour mieux fonctionner avec une telle organisationLa fin du livre contient d'ailleurs énormément de fiches ressources à utiliser en classe.

     Concernant les chapitres 4 à 8, il détaille vraiment les différentes compétences nécessaires à l'apprentissage de la lecture. Il explique, par exemple, que pour acquérir une bonne fluidité l'élève doit travailler sur la reconnaissances de mots fréquents ; la distinction dans les phrases des groupes de souffles ; la lecture de phrases ; la ponctuation ; l'expression et l'intonation ; le débit de lecture. Tout cela constitue une trame intéressante pour construire une programmation qui prendrait en compte l'ensemble des éléments à travailler en lecture.

    Pour chaque compétence, il y a une explication de ce qui peut être fait avant, pendant et après la leçon.


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  • Lors de la mise en place des centres d'autonomie, il ne suffit pas de proposer différentes activités, aussi riches soient-elles, aux élèves pour que les apprentissages soient pertinents. En effet, s'arrêter à cette vision induira forcément des moments pendant lesquels les élèves étant en autonomie vont :

       -  venir vous interrompre en pleine séance d'apprentissage en centre guidé (avec l'autre moitié de la classe) ;

       -  "ne rien faire" et errer dans la classe sous prétexte de ne pas comprendre ou de ne pas savoir comment faire.

     

     

    Une des premières solutions consiste à favoriser l'entraide et la coopération entre les élèves. Bien que très utile cette stratégie peut rapidement avoir ses limites puisqu'elle sous-entend que les élèves pouvant aider soient disponibles (ce qui n'est pas toujours le cas car, eux aussi, ont des activités à réaliser) et capables de répondre de manière précise et exacte à la demande de leurs camarades.

     

     

    Une autre solution consiste à proposer à tous divers outils d’aide, principalement en Français et en Mathématiques. Pour plus de praticité, j'ai choisi de les regrouper dans un même meuble. Chaque case regroupe les outils correspondant à un domaine (lecture, écriture, copie, orthographe, numération et calcul).

    Les coins de la classe - Des outils d'aide pour une plus grand autonomie des élèves

     

    Les coins de la classe - Des outils d'aide pour une plus grand autonomie des élèves Les coins de la classe - Des outils d'aide pour une plus grand autonomie des élèves

    Télécharger « Etiquettes coins de la classe.pdf »

     

     

    Vous trouverez, dans la suite de l'article, la liste des outils qui sont ou qui seront mis à la disposition des élèves. 

     

    LE COIN LECTURE : 

     

    q Les sabliers et les chronomètres : Utilisé en lecture fluence, ils permettent d’évaluer la vitesse de lecture (mots, phrases, textes) et de mesurer efficacement les progrès.
     
    q Les yeux de lecture et les tentacules : Ce sont des outils ludiques qui motivent les élèves à suivre lors des lectures suivies. Il est également possible de les utiliser dans le cadre de jeux visant la reconnaissance directe des mots outils.
     
    q Les guides de lecture : Ils facilitent le suivi, ligne par ligne, lors des lectures suivies et peut inclure un aide-mémoire concernant la reconnaissance des sons complexes.
     
    q Les tubes de lecture ou « Toobaloo » : Ces outils vont permettre aux élèves de travailler la fluidité de lecture et la lecture à voix haute de manière individuelle ou en binôme. 

    Le principe est assez simple : un élève place son oreille sur une extrémité et sa bouche sur l'autre (de la même manière qu'un vieux téléphone). Le tube va jouer le rôle d'amplificateur de voix ce qui facilite le repérage des erreurs de prononciation. Dans le cas d'une lecture à deux, un élève place sa bouche sur une extrémité et l'autre élève place son oreille de l'autre côté. 

     

    q Le codage des livres de la classe :  Garder une bibliothèque bien rangée est un défi pour bon nombre d'enseignants. On rêve tous d'élèves capables de reposer un livre emprunté EXACTEMENT au bon endroit !! Pour les aider dans cette difficile mission, tous les livres possèdent une étiquette en lien avec le thème (ou avec l'auteur) et sont rangés dans un espace dédié de la bibliothèque.

    Les coins de la classe - Des outils d'aide pour une plus grand autonomie des élèves   Les coins de la classe - Des outils d'aide pour une plus grand autonomie des élèves   Les coins de la classe - Des outils d'aide pour une plus grand autonomie des élèves   Les coins de la classe - Des outils d'aide pour une plus grand autonomie des élèves

     

     

    LE COIN ECRITURE : 

     

    q La frise des minuscules et des majuscules : Contrairement aux frises classiques celle-ci ne présente pas les lettres dans l'ordre alphabétique mais selon leur amorce d'écriture. Ainsi, pour les lettres minuscules, on trouvera en premier les "boucles" (e, l, b, f, h, k) puis les "étrécies" (i, u, t), etc. 
     
    q Les lettres rugueuses : Faites maison ou Montessori,  elles permettent aux élèves ayant des difficultés concernant le tracé des lettres (minuscules ou majuscules) de travailler leurs formes et leurs tailles d’une manière kinesthésique. 
     
    q Les référents d'écriture : Il s'agit là d'un outil qui va fournir aux élèves un bagage lexical et orthographique portant sur des thèmes récurrents (les couleurs, l'école, le printemps, etc.).
     
    q Les dictionnaires « DICLE » : Ils permettent de:
    ü Chercher la définition de mots ou d’autres informations (nature, genre, exemple);
    ü Vérifier l’orthographe de mots qui sont, dans la seconde partie de l’ouvrage, classés selon leur amorce phonétique). La même logique est utilisée avec le dictionnaire « Eureka »
     
    q Les répertoires orthographiques « Cléo » :  Les mots y sont classés par nature de mots et par thème : les noms pour nommer les animaux, les personnes, les objets / les verbes / les expressions ; les verbes ; etc. 
     
    q L'orthographe illustrée : Chaque mot présente une illustration mettant en avant les pièges orthographiques : le "H" de "bibliothèque" forme des étagères pour y déposer des livres.

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    LE COIN ORTHOGRAPHE : 

     

    q Les porte-clés des graphèmes : Ils regroupent les mots étudiés durant les séances d’orthographe. Les lettres travaillées sont soulignées et les sons complexes coloriés selon un code couleur précis.
     
    q Les tampons lettres : Ils permettent de reconstituer un mot à l’aide des différents tampons.
     
    q Le jeu du pendu : Il s’agit du fameux jeu dans lequel il faut deviner le mot caché en nommant des lettres.
     
    q Le dé du MOOV : Il est utilisé afin de mémoriser un mot en lançant le dé et en réalisant l’action demandée.
     
    q La boîte de Leitner (voir courbe de l’oubli d’ Ebbinghaus) : Elle utilise la technique de la mémorisation espacée.

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    LE COIN DE NUMERATION ET DE CALCUL : 

     

    q Les frises numériques : Elles représentent les différentes familles de nombres à l’aide d’un code couleur et peuvent être utilisées pour aider à l’écriture des nombres ou encore lors de petits calculs additifs et soustractifs. 
     
    q Les étiquettes de décomposition « Montessori  » et de manipulation du type « UDC » : Ce matériel permet de rendre concret le travail autour des différentes représentations des nombres, de leurs décompositions et des calculs additifs ou soustractifs.
     
    q Les fiche d’aide au calcul en ligne / posé : Ces fiches reprennent le code couleur utilisé en classe pour représenter la valeur des différents chiffres d’un nombre (unités en jaune, dizaines en vert, centaines en bleu, milliers en rouge). Elles concernent aussi bien les additions, les soustractions et les multiplications en ligne que posées et permettent de structurer et de guider les élèves dans la mise en place des techniques opératoires.

    Les coins de la classe - Des outils d'aide pour une plus grand autonomie des élèves   Les coins de la classe - Des outils d'aide pour une plus grand autonomie des élèves   Les coins de la classe - Des outils d'aide pour une plus grand autonomie des élèves 

    Les coins de la classe - Des outils d'aide pour une plus grand autonomie des élèves   Les coins de la classe - Des outils d'aide pour une plus grand autonomie des élèves   Les coins de la classe - Des outils d'aide pour une plus grand autonomie des élèves

      

     

    Et voici l'ensemble de ces outils (ou du moins une bonne partie, en attendant que je tourne une vidéo présentant mon tout nouveau coin dans ma nouvelle classe) présentés dans deux vidéos qui seront peut-être plus parlantes :  

     

     

     

     


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  • Avec plusieurs collèges, nous avons découvert il y a quelques semaines un outil qui va être très utile dans nos classe, et notamment dans notre fonctionnement de classe flexible et autonome

    Cet outil a d'abord été développé par Antonin Fauret et son équipe auprès d'orthophonistes qui l'utilisaient dans leur pratique professionnel, en duel avec des patients. Mais, très vite, il s'est avéré que Totemigo serait également très pratique dans les classes, avec de petits groupes d'élèves. 

     

    Totemigo      Totemigo

     

    Pour faire simple, Totemigo est un outil pédagogique en forme de totem composé, au départ, de 4 hexagones associés ensemble grâce à un système d'aimants. Il est ultra personnalisable et les étiquettes à insérer sont à retrouver sur le site internet : certains scénarios sont déjà prêts et d'autres sont à créer sur la plateforme (on peut alors y insérer ce que l'on veut : texte, image, photo, pictogramme). 

    Après avoir réalisé un premier test en classe, sa manipulation par les élèves est très intuitive et sa mise en oeuvre par l'enseignant l'est tout autant. Pour preuve, vous pouvez retrouver cette infographie sur leur site.  

    Totemigo   Totemigo   Totemigo

     

    Voici une vidéo de présentation qui permet de mieux visualiser son utilisation. 

    Totemigo

     

    Les possibilités d'utilisation sont presque infinies et j'ai déjà quelques idées qui me trottent dans la tête : 

    • Langage oral : choisir plusieurs images pour créer une histoire que les élèves pourront enregistrer grâce au dictaphone. 

    Totemigo

    • Lecture compréhension : associer une image avec sa description (plusieurs mots formant un groupe nominal ; travail sur le sens et les accords).  

    Totemigo

    • Ecriture : associer les différents éléments d'une histoire (situation initiale, élément perturbateur, actions, élément de résolution, situation finale) et inventer une histoire en respectant ces étapes. Le tout sera retranscrit dans leur cahier d'écrivain. 

    Totemigo

    • Etude de la langue : construire une phrase et rechercher les natures de mots (travail sur les accords dans le GN) ; reconstituer des verbes conjugués (radical et terminaison) en les associant au bon pronom personnel.

    Totemigo

    • Mathématiques : comparer des nombres ; associer des nombres à leurs décompositions additives ; lire les heures sur des horloges et de manière digitale ; associer des polygones à leur description. 

    Totemigo

    • Autres : Et pourquoi pas l'utiliser également lors de futurs ESCAPE GAME pour développer la logique et permettre la résolution et le décodage d'énigmes !! 

     

    • Bonus

    Et voici une idée que je compte développer à fond l'année prochaine avec mes futurs élèves dans l'idée de mettre en place une classe encore plus coopérative dans laquelle les élèves auraient une place fondamentale dans leurs propres apprentissages et ceux de leurs camarades.

    J'aimerais beaucoup laisser les élèves créer eux-mêmes leurs propres jeux !!! En leur donnant un objectif, une compétence qui doit être retravaillée par la classe entière ou par un groupe d'élèves en difficulté, certains pourraient imaginer et créer des scénarios de jeux. Cela leur permettrait, en plus de consolider les compétences scolaires (en Français et en Mathématiques notamment), de développer des compétences plus transversales (métacognition). 

     

    Evidemment, je vous ferai un retour de son utilisation après réception de notre commande et test en classe (et oui, avec mes collègues, on a craqué !!)

     

    Totemigo

     

     


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  • Mercredi 16 Mai, nous avons participé avec Maitresse Aurel au Forum pédagogique de notre circonscription. En effet, cette année a été un peu particulière car nous y avons été conviées en tant qu’animatrice d’un atelier sur le thème "Aménager sa classe en centres pour développer l'autonomie".

    Atelier au Forum pédagogique de circonscription - 16/05/18

     

    Comme vous l’avez sûrement déjà remarqué sur nos comptes Instagram et sur nos blogs, nous avons commencé à réfléchir, depuis un moment maintenant, à nos pratiques de classe avec d’autres supers maîtresses : Maitresse EvieUn tour en ULIS et Angry_butnotmean_teacher

     

    Une envie de travailler différemment, trouver des solutions adaptées pour chaque élève, changer notre posture d’enseignant tout en étant plus efficace dans les apprentissages, … bref, énormément de questions qui ont trouvé des réponses grâce à un énorme travail d'équipe, de nombreuses lectures, des échanges avec bon nombres de bloggeurs et Insta PE et à une succession d'essais et de réajustements, ... 

     

     

    Voici, pour commencer, le PDF détaillé de notre présentation.

     

     

    Atelier au Forum pédagogique de circonscription - 16/05/18

     

     

     

    Comme vous avez pu le voir dans le teaser en story Instagram ... nous avons pu filmer notre prestation. 

     

     

     

     

     

    Durant l'atelier, les collègues nous ont posé énormément de questions et de remarques que nous avons essayé de regrouper ici afin d'y apporter une réponse un peu plus détaillée : 

     

    ü Quels types de groupes sont mis en place ? Hétérogène ou homogène ? Sont-ils toujours identiques ?

     La configuration des groupes dépend de la classe, du domaine ou encore des compétences travaillées.

    Dans ma classe, j'utilise les deux : les groupes hétérogènes pour la Grammaire, la Conjugaison, la Numération, le Calcul

    ou encore la Géométrie ; les groupes homogènes pour l'Ecriture (les minuscules, les majuscules et la copie experte) et

    la Lecture (lecteurs apprentis et confirmés). 

     

    ü Le bruit est-il un problème ?

     Au départ, il est évident que le niveau sonore était assez important. Néanmoins, au fur et à mesure des jours et des

    semaines, les élèves qui se plaignaient du bruit (mais qui en faisaient aussi) ont pris conscience qu'il n'était pas possible

    de continuer ainsi. Il y a eu une "auto-régulation" de leur part ce qui a permis d'atteindre un niveau sonore très

    acceptable.

     

    ü Combien d’élèves travaillent à un centre en même temps ?

     Le travail en centre se fait principalement par binômes, qui étaient imposés puis laissés au libre choix des

    élèves. Après de nombreux tests, cette organisation s'est révélée être celle qui favorise le plus un travail autonome

    efficace et assez silencieux.

    Bien évidemment, les élèves sont autorisés à être en groupes plus importants (3 à 4 maximum) à condition que ce ne

    soit pas l'occasion de bavardages sans aucun lien avec le travail à réaliser. 

     

     

    ü Qui choisit les centres ? L’enseignante ou les élèves ?

    En début d'année, les centres sont imposés aux élèves (deux différents par jours), au travers d'un tableau de

    programmation, afin de s'assurer que chacun réalise l'ensemble des activités. 

    Une fois le rythme de la classe trouvé, les élèves ont alors été libres de réaliser les centres, regroupés sur un plan de

    travail individuel, dans n'importe quel ordre. Néanmoins, pour certains élèves, les centres continuent à être imposés à

    travers un plan de travail collectif.

     

    ü Quel coût pour tout le matériel amené en classe ?

     Une grande partie du matériel utilisé dans le cadre du réaménagement de classe proviennent de dons (famille des

    élèves ou ma propre famille) et d'achats sur le Bon Coin ou dans un magasin dont on ne doit pas citer le nom ...

    J'essaye également un maximum de chercher des alternatives en réalisant moi-même un maximum de matériel.

    Quant aux plus gros achats (meubles de rangement par exemple) ils ont été réalisés avec le budget mairie qui nous est

    accordé chaque année.

     

     

    ü Les élèves n’ont plus de casiers ?

     

     Les élèves n'ont plus besoin de casier car ils ne gardent avec eux que le strict minimum durant la journée : leur

    trousse et le cahier des centres. Le reste de leurs affaires (cahiers de leçon et autres) sont rangés dans des bacs

    disposés dans toute la classe

     

    ü Que faire pour les élèves qui n’ont pas fini leur plan de travail ? Qui sont très lents ou, au contraire, qui sont très rapides ?

     Les élèves les plus "lents" suivent le plan de travail collectif dans lequel il leur est proposé une activité de Français ou

    de Mathématiques et une activité de Langue vivante, de Questionner le monde ou encore d'Arts visuels. Ainsi, si l'élève

    prend plus de temps pour réaliser la première activité, il peut "déborder" sur le deuxième créneaux d'autonomie. 

    De plus, les activités sont souvent des jeux de manipulation, ce qui permet aux élèves de travailler sans avoir la

    "pression" de la fiche d'exercice non finie.

    Quant aux élèves les plus rapides, je leur propose chaque semaine une fiche projet dans laquelle se trouve différentes

    activités à réaliser de manière totalement autonome. 

     

     

    ü Est-ce un fonctionnement d’école ? Est-ce faisable au cycle 3 sachant que les élèves ont fonctionné de manière classique au cycle 2 ?

     Au sein de notre école, nous sommes 5 collègues (CP, CP, CP-CE1, CE1-CE2 et ULIS) à travailler différemment afin

    de favoriser notamment la prise d'autonomie de nos élèves. 

     

    ü Comment les élèves de CP gèrent-ils le « SOS maîtresse » en début d’année sachant qu’ils écrivent peu voire pas du tout ?

     Concernant les élèves de CP (ou les élèves de CE1 en difficulté), il leur suffit d'écrire leur nom sur un POST IT.  

     

    ü Y a-t-il encore des temps de correction collective ?

     ü La deuxième correction en cas d’objectif non atteint ou à retravailler est-elle immédiate ?

    Les temps de correction collective sont presque inexistants. En effet, lorsqu'un élève ne valide pas une compétence

    dans le cahier de réussite, il doit rechercher de manière autonome les raisons de ses erreurs. En cas de difficulté

    persistante, il peut bénéficier d'un temps plus personnalisé avec l'enseignante dans le cadre du créneau "SOS

    maîtresse"

     

    ü Quel type de travail est demandé dans les centres d’autonomie ? Fichier ? Manipulation ?

     Le travail par la manipulation est privilégié pendant les temps d'autonomie (avec le plus souvent un système

    d'autocorrection). Néanmoins, les élèves réalisent régulièrement des exercices de réinvestissement dans des fichiers

    (Bout de Gomme en ce qui concerne mes CE1-CE2 pour le Calcul et la Géométrie). 

     

    ü Comment gérer les temps de travail en collectif, classe entière ? Comment les élèves sont-ils assis ?

     

     Pour les temps de travail collectif ne nécessitant pas de trace écrite, la moitié des élèves s'assoit aux tables du "U"

    et l'autre moitié se trouve sur le tapis au sein du "U".

    Quant aux séances de Questionner le monde par exemple, certains élèves utilisent de petites tables basses se

    trouvant dans la salle de classe et que l'on place dans le "U". D'autres encore déplacent certaines tables classiques

    afin de disposer face au tableau collectif.

     

    ü Est-ce que les élèves qui sont en autonomie ne sont pas tentés d’écouter ce qui est fait avec le groupe en centre guidé ?

    Il arrive parfois que certains élèves aient les oreilles qui traînent un  peu trop ... Mais lorsqu'ils se rendent compte

    qu'ils n'ont pas eu le temps de terminer leur plan de travail, ils font assez facilement le lien et se concentrent

    alors davantage sur leur travail personnel

     

     


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